Ce groupe est un phénomène Youtube. Ils ont posté quelques vidéo de reprise de Rihana, Justin Bieber, Adele, Avicii…ils ont récolté à chaue poste entre 1 et 5 millions de vus. Cela a abouti à leur signature cher Verve US

Bio

 

 

De temps à autre, survient un groupe qui remet en question les standards établis, une formation dont l’approche de la musique est si novatrice qu’elle parvient à s’emparer d’un style et le révolutionne totalement, plongeant l’auditeur dans un état d’émerveillement tel qu’il ne peut manquer de s’exclamer « QU’EST-CE QUE C’ETAIT QUE CA ?! ». Dirty Loops, le secret le mieux gardé de la Suède, accomplit une telle prouesse avec son premier album « Loopified ».

 

Dirty Loops est constitué de trois amis de longue date, trois jeunes musiciens qui ont fréquenté le même conservatoire : Jonah Nilsson (voix et clavier), Henrik Linder (basse) et Aron Mellergadh (batterie). Originaires de Stockholm, ces jeunes gens se sont faits un nom avec leurs reprises totalement tordues de chansons pop, en commençant par une version du « Just Dance » de Lady Gaga. Cette vidéo, réalisée à l’hiver 2010 alors que les trois membres de Dirty Loops suivaient les cours du Royal College of Music de Stockholm, a remporté un succès fulgurant avec plus de 100 000 vues sur YouTube et 10 000 partages sur Facebook dans les deux mois qui ont suivi sa sortie….sans aucune promotion ni astuce marketing. Les vidéos du groupe ont à ce jour totalisé 19 millions de vues sur YouTube, et leur première chanson originale sortie en single « Hit Me », vient d’entrer dans le Top 10 au Japon.

 

Les reprises de Dirty Loops – notamment « Baby » de Justin Bieber, « Rolling in the Deep » d’Adele, « Circus » de Britney Spears, « SexyBack » de Justin Timberlake et « Rude Boy » de Rihanna (rebaptisée « Prude Girl » pour l’occasion) – ont attiré l’attention de certains des plus grands noms de l’industrie musicale. Le producteur/songwriter suédois Andreas Carlsson assure leur management ; le compositeur et producteur David Foster les a signés sur Verve Records et les a emmenés avec lui sur sa tournée en Asie en 2012 ; enfin, Dirty Loops compte parmi ses fans des artistes tels que Stevie Wonder, Quincy Jones, Adam Levine, Dallas Austin, Rodney Jerkins, Brian McKnight ou encore Avicii.

Henrik, bassiste professionnel depuis l’âge de seize ans, se souvient des débuts du groupe en 2008. « Lorsque nous avons créé Dirty Loops, l’idée était simplement de s’amuser et de disposer d’un exutoire. Nous faisions beaucoup de sessions en tant que musiciens de studio et nous nous ennuyions sur un plan créatif. Nous avons commencé à reprendre des morceaux pour nous amuser. Ca nous donnait un sentiment de liberté. »

 

L’ascension fulgurante de Dirty Loops ne tient pas uniquement aux choix des reprises, indéniablement judicieux, ou au sens musical exemplaire de ses membres (la superstar du R&B et de la pop Brian McKnight a décrit Dirty Loops que le groupe « le plus musical » qu’il ait jamais entendu). Ce succès s’explique en grande partie par cette manière unique avec laquelle le groupe s’empare d’une chanson pop pour, comment dire, la « loopifier »« Nous avons choisi de reprendre ces chansons car nous savions que nous pouvions réussir à réellement les transformer, ce qui n’aurait pas forcément été le cas avec des morceaux jazz. Nous aimons le mélange des genres », explique Henrik dont Flea des Red Hot Chili Peppers est l’un des bassistes préférés et Tribal Tech, l’un des groupes favoris.

 

S’ils prenaient vraiment plaisir en jouant « Just Dance » d’une manière indéniablement funky ou en faisant de l’innocente chansonnette pop « Circus » le creuset d’une fusion débridée, les membres de Dirty Loops n’avaient jamais imaginé que d’autres personnes adhéreraient à leur manière unique de voir les choses. « Nous pensions que le mélange de la fusion et de la pop était si peu sexy que personne ne nous écouterait », se rappelle Henrik en éclatant de rire. Ils avaient tort. « C’était vraiment hallucinant. Nous n’avions jamais songé à former un groupe. Ca s’est juste fait comme ça. La seule raison pour laquelle nous avons tourné une vidéo à l’origine était afin d’avoir quelque chose à montrer aux tourneurs pour pouvoir donner des concerts et s’amuser », explique Jonah qui a commencé à chanter à un an dans le chœur de la paroisse familiale et s’est mis au piano à onze ans. Il n’avait cependant jamais chanté dans un groupe avant la création de Dirty Loops.

 

Cette vidéo – la reprise de « Just Dance » de Lady Gaga – censée n’être qu’une simple carte de visite, s’est répandue sur Internet comme une traînée de poudre, grâce au bouche à oreille. « Les gens pensaient que nous avions imaginé toute une stratégie pour conquérir les réseaux sociaux, mais à l’époque nous n’avions même pas de page Facebook ou de compte Twitter. Ca s’est vraiment passé tout naturellement », se rappelle Henrik, songeur. Très vite, via MySpace, les labels et les boîtes de management ont proposé leurs services au groupe, dont les membres étaient totalement stupéfaits.

 

Andreas Carlsson a finalement eu vent de ce buzz et a pris Jonah au dépourvu en lui donnant un coup de téléphone. Dirty Loops s’est finalement retrouvé à auditionner pour le juge de Swedish Idol, compositeur pour, entre autres, Britney Spears, Katy Perry et Carrie Underwood. « Il est le premier à avoir eu une idée précise de ce que nous étions capables de faire en tant que groupe et le premier également à nous encourager à écrire nos propres chansons. Il nous a totalement compris », explique Henrik.

 

Peu après cette rencontre, Dirty Loops a de nouveau remporté un franc succès avec une reprise déjantée de « Baby », de Justin Bieber. « Aron m’a appelé à sept heures du matin pour me dire que la vidéo, à peine mise en ligne, avait été visionnée 125 000 fois. Andreas l’a envoyée à David Foster et le moment d’après nous étions dans l’avion direction Los Angeles afin d’auditionner pour lui », se souvient Henrik.

 

Si Andreas a fait office de catalyseur en permettant à Dirty Loops de négocier le passage du statut de groupe de reprises à celui de groupe à part entière, le rôle de David a été fondamental en incitant ses membres à donner le meilleur d’eux-mêmes. « Nous lui avons joué une ébauche de notre premier single « Hit Me » ; le morceau en était encore à un stade embryonnaire, nous ne l’avions pas encore « loopifié ». David a tout de suite vu que nous étions dans la retenue et nous a encouragés à nous lâcher. Après ça, notre son a tout simplement évolué pour finalement devenir celui qu’on peut entendre sur le disque », déclare Henrik.

 

« Loopified » est l’aboutissement de ce processus. Les douze titres de ce premier album ont été produits par le groupe lui-même avec l’aide de Foster et Carlsson, tous deux jouant le rôle de producteur exécutif. Le disque représente un véritable saut qualitatif voyant Dirty Loops passer du statut de groupe reprenant, de manière certes originale, les morceaux d’autres artistes à celui de groupe composant lui-même des chansons pop se distinguant par une énergie contagieuse et une inventivité débridée. « On a accolé bien des qualificatifs à notre musique mais je pense qu’elle se situe fondamentalement au croisement de la pop et de la fusion ; c’est un mélange de tout ce qu’on a écouté depuis notre enfance, du classique, du jazz et de la pop. C’est de la pop imaginée d’une manière différente, réarrangée. Pour nous, « loopifier » la pop, ça consiste à prendre une mélodie pop et à la placer dans la machine Dirty Loops : ce qui en sort est « loopifiée » », résume Jonah rappelant au passage que, bien qu’ayant grandi en écoutant de la musique classique, les principales influences communes aux membres du groupe sont Stevie Wonder, Michael Jackson et le Pat Metheny Group.

 

Le premier single tiré de l’album, « Hit me » a remporté un succès foudroyant au Japon au début de l’année. « C’est notre première chanson originale en tant que groupe. Une vieille idée que j’ai eue en est à l’origine. Nous avons pris notre temps pour travailler dessus et obtenir exactement ce que nous souhaitions. Une fois cela fait, le reste de l’album est venu très facilement », déclare Jonah. Le texte de « Hit Me » évoque « le désespoir qui vous étreint lorsque vous n’obtenez pas la réaction que vous attendiez d’une personne que vous aimez et que vous vous perdez dans cette relation », explique Henrik. Ce titre, comme les autres chansons originales de l’album, résulte d’une véritable collaboration entre les trois membres de Dirty Loops, Carlsson ayant prêté main forte sur la plupart des textes.

 

Jonah est tout particulièrement fier de « It Hurts », l’une des deux ballades de l’album. « La mélodie et le choix des accords viennent vraiment du cœur. J’ai écrit cette chanson au piano. Elle m’est venue très rapidement, ce qui n’est pas le cas des autres chansons de l’album sur lesquelles nous avons travaillés comme sur des sculptures, élaborant tout d’abord le cadre avant de peaufiner les détails jusqu’à atteindre le résultat souhaité. »

 

On trouve également deux nouvelles reprises sur « Loopified » « Roller Coaster » de Justin Bieber et « Wake Me Up » du DJ Avicii. Ce dernier a fait savoir qu’il adorait cette version de sa chanson. « J’aime non seulement leur approche unique des chansons qu’ils reprennent, notamment « Wake Me Up », mais également l’atmosphère de leurs propres compositions. Je suis vraiment un très grand fan », déclare-t-il.

 

« Notre objectif est de continuer à progresser, à nous affranchir des barrières musicales, tout cela sans cesser de nous amuser. Je suis convaincu que si vous produisez une musique en laquelle vous croyez vraiment, les autres y croiront aussi », déclare Jonah. Et Aron d’ajouter, « Ce qui ferait vraiment de nous les personnes les plus heureuses du monde serait que les gens comprennent que nous essayons de faire quelque chose de nouveau, quelque chose d’original. »

 

Comme le dit Quincy Jones, « Dirty Loops est tout simplement incroyable ! »

Le groupe phénomène débarque en France !